MST-Aménagement à l'IGARUN (promotion 2003)

    Chargé de mission "actions foncières" dans une agglomération


Quel est ton parcours d'étude ?

Je suis titulaire d'un Bac S (option biologie) obtenu en 1997. Ensuite, je suis volontairement allé à l'Université de Nantes et j'ai tenté un DEUG "Sciences de la vie et de la terre"(niveau L), avec l'idée de travailler autour des questions relatives à l'environnement et aux pollutions urbaines. J'ai échoué à l'obtention de ce diplôme, mais cet échec en DEUG Sciences est relatif, car c'est une période où j'ai développé des activités associatives qui me servent encore beaucoup aujourd'hui.

Je me suis ré-orienté en DEUG Géographie (L1 et L2). Ces deux années de géographie se sont très bien déroulées ,puisque je me suis senti extrêmement à l'aise et en phase avec mon projet professionnel personnel : travailler à l'amélioration de la qualité de l'environnement des villes.

À la fin du DEUG Géographie, j'ai postulé dans plusieurs diplômes professionnalisants ; la MST-Aménagement (Maîtrise de Sciences et Techniques) de l'IGARUN m'a accueilli. Il s'agit de "l'ancêtre" de Master Pro SAGT, mais sur un niveau bac+3 et bac+4). Durant les deux années, j'ai pu faire converger le développement des connaissances et des compétences que permet la MST-Aménagement avec le développement de l'apprentissage et  l'expérience au travers de 2 stages sur le même sujet : le GPV de Malakoff à Nantes mais auprès du maître d'œuvre d'abord et du maître d'ouvrage ensuite.

A la fin de la MST-Aménagement, une seule évidence selon moi : continuer dans un DESS (Niveau M2) d'urbanisme et d'aménagement pour avoir un niveau bac+5. J'ai intégré le DESS de l'Institut Français d'Urbanisme à l'Université Paris 8. Lors de ce DESS j'ai intégré l'option Management Public Urbain et j'ai réalisé un stage dans une agence de presse et de communication spécialisé sur la ville et l'urbanisme : l'Agence innovapresse à Paris. Ce choix me permettait non plus d'être en découverte du métier, mais d'être en découverte des acteurs et de prendre quelques contacts précieux. J'ai également réalisé pour mon dernier semestre un cursus urbanisme et architecture à l'Université technologique de Tampere en Finlande. J'ai obtenu mon DESS en 2005 avec un sujet portant sur : « La notion de développement durable dans les projets urbains français ».
 

Quelle est ta fonction aujourd'hui ?

J'ai commencé mon parcours professionnel par l'activité de journaliste, ensuite j'ai travaillé dans un bureau d'étude, de conseil et d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour la rénovation urbaine et les politiques de l'habitat.
 
Depuis un peu plus de trois ans, je suis chargé de mission « Action Foncière » à la CARENE (Communauté d'agglomération de Saint-Nazaire).
 
Entré en tant que négociateur foncier, le poste devait se développer sur l'ensemble des missions et fonctions liées aux besoins fonciers. Mon poste a donc évolué en quelques temps pour aujourd'hui prendre en charge le développement et l'organisation de la politique foncière d'agglomération.
 
Seul à ce poste sur l'agglomération nazairienne, qui regroupe 10 communes pour 115000 habitants, je m'occupe de la prospection foncière, des acquisitions, des ventes, du budget des opérations foncières, etc... J'interviens aussi en tant qu'expert foncier auprès des communes et des services. Je suis en charge de la mise en place du Plan d'Action Foncier : de l'organisation du cadre général à l'appui aux communes pour la mise en œuvre des outils de maîtrise et de veille foncière, en passant par le développement d'un outil de veille et d'observation foncière. Avec tout ça, je m'occupe aussi d'une petite mission sur les sites et sols pollués et j'interviens sur la question de l'immobilier d'entreprise (patrimoine et marché).
 
Les métiers du foncier sont souvent une affaire de juristes et trop peu souvent confiées à des aménageurs urbanistes. Mais ma vision spatiale du territoire me permet d'envisager la politique foncière comme un véritable outil au service des politiques publiques des communes et de l'agglomération. C'est donc une capacité de travail à différentes échelles d'observation et de compréhension qui s'avère être un véritable atout pour ce métier.

De plus, la formation de la MST et du DESS font de nous des « généralistes » du développement urbain, des territoires, etc.. C'est à chacun, par la suite de se forger une ou plusieurs spécialités. Il est important de ne jamais oublier que, plus que jamais, c'est dans l'exercice de la profession que nous devenons des professionnels et des experts (pas avant !).

Une remarque pour les étudiants actuels ?

Mon expérience me montre que notre formation généraliste de géographes « paye » avec le temps. Nous pouvons passer d'un sujet à l'autre, d'un territoire à un autre, d'une échelle à une autre sans difficultés. La complexité des territoires est telle que des sujets inattendus se présentent à nous et qu'il est bon d'avoir même quelques notions pour aborder la nouveauté et la difficulté !