• Du 03 juillet 2023 au 24 juillet 2023
    false false

*

Le fleuve Amazone apporte à lui seule 20 % des eaux douces continentales aux océans. Ce géant de la nature se démarque par son débit (cinq fois plus grand que le second plus grand fleuve), sa taille (jusqu’à 20 kilomètres de large et 100 mètres de profondeur par endroit) et la quantité de sédiments transportés (plus d’un Gigatonne par an) qui influencent tout l’Atlantique tropical.

Une campagne inédite, par les moyens déployés et le type de mesures réalisées, AMANAUS, sera lancée le long de ce fleuve, du 3 juillet au 24 juillet par un groupe de scientifiques franco-brésiliens1 piloté par Marina Rabineau, chercheuse du CNRS au laboratoire Géo-océan et Jean-Michel Martinez, chercheur à l’IRD et financé par l’Ecole Universitaire de Recherche ISBlue (Brest), le Service National d’Observation Hybam et le projet de coopération Hidrosat avec l’Agence de l’Eau du Brésil.

L’objectif est d’observer l’évolution du fleuve et de comprendre le transfert des sédiments issus de la Cordillère des Andes jusqu’à l’Ocean Atlantique ainsi que leur temps de transit au sein du fleuve. Ces transfert de sédiments sont fortement liés au climat et les processus d’érosion des sols et leur étude permet à la fois de comprendre l’impact des changements globaux actuels mais aussi leur variations dans le passé. Les chercheurs et chercheuses procéderont à des relevés sismiques (une première sur l'Amazone) imageant la géométrie des dépôts sédimentaires en profondeur. Le projet Amanaus collectera ainsi entre Manaus et Santarem des données hydrologiques et géochimiques d’un côté et géophysiques (bathymétrie, images sonar, profils sismiques) de l’autre qui permettront une meilleure compréhension des dépôts sédimentaires et flux issus de l’érosion de la Cordillère des Andes. Les courants et les sédiments (sables, vases) seront mesurés en intégrant la dynamique climatique et océanique globale (Amazonie et Nord-Est brésil) avec des prélèvements de carottes sédimentaires permettant, entre autres, une analyse de la concentration des microplastiques.

Contacts

Chercheuse CNRS | Marina Rabineau | T + 33 2 98 49 87 28 | marina.rabineau@univ-brest.fr

Jean-Michel Martinez | T + 33 6 27 77 00 49 | jean-michel.martinez@ird.fr

Presse CNRS | Océane Piquet | T +33 1 44 96 51 37 | oceane.piquet@cnrs.fr

Notes

Ils appartiennent principalement au CNRS, à l’IFREMER, à l'université de Nantes, à l'IRD, aux universités brésiliennes de Brasilia, Manaus et Santarem, de l’ANA et du SGF (Agence Nationale de l’eau et Service Géologique Brésiliens). En France les laboratoires impliqués sont le laboratoire Géo-océan (CNRS/Ifremer/UBO/UBS), membre de l’Institut universitaire européen de la mer (CNRS/UBO/IRD), le laboratoire Géoscience environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Toulouse 3/CNES) , le laboratoire Evolution et diversité biologique (CNRS/Université de Toulouse 3/IRD) et le laboratoire Littoral, Environnement, Télédétection et Géomatique de Nantes (CNRS/Université de Nantes).