Antoine D., ingénieur risques côtiers, BRGM

Peux-tu nous raconter ton parcours d’étude ?

J’ai intégré le master GER dans le cadre d’une reprise d’étude. A la base, j’ai une formation d’ingénieur en mathématique et modélisation. Une fois mon diplôme d’ingénieur en poche, j’ai travaillé quelques années dans le domaine du conseil et de l’industrie. Mais au bout d’un certain temps les fonctions que j’occupais ne répondaient plus vraiment à mes attentes.

En parallèle, j’avais toujours été intéressé par la géographie physique et la capacité à représenter des phénomènes naturels sur fond cartographique. J’ai alors recherché les formations qui traitaient de ces sujets. C’est comme cela que j’ai pu rejoindre le master GER et compléter ma formation initiale par des compétences en matière de cartographie et de risques côtiers.

Quelles fonctions occupes-tu aujourd’hui ?

Depuis la sortie du Master, je travaille pour le BRGM où j’occupe le poste d’ingénieur risques côtiers pour la direction des actions territoriales de la Nouvelle-Aquitaine. Je fais partie d’une équipe qui étudie la dynamique du littoral (de Nouvelle-Aquitaine mais pas uniquement) et en particulier sous l’angle de l’érosion et de la submersion marine. Nous cherchons à caractériser ces aléas afin notamment d’aider les pouvoirs publics et les collectivités à mieux les prendre en compte dans les politiques de gestion. J’interviens donc à la fois sur des projets de recherche et des projets d’appui aux politiques publics.

Qu’est-ce qui te plaît dans ce métier ?

J’apprécie beaucoup mon travail d’abord parce qu’il est au carrefour de différents sujets qui m’ont toujours beaucoup intéressé : physique du littoral, géographie, cartographie, mathématique et traitement de données. C’est une vraie satisfaction de pouvoir mélanger ces différentes matières dans mon travail. Il y a aussi un équilibre entre projets de recherche et projets d’appui aux collectivités qui est intéressant. Cela permet de varier les plaisirs, et c’est toujours chouette de voir que des informations et les connaissances acquises en amont peuvent permettre d’aider les territoires en première ligne face aux risques côtiers. Enfin, ce métier me permet également de réaliser régulièrement des missions d’observation et de mesure sur le terrain, dans un cadre magnifique qu’est le littoral. Même si elles ne sont pas majoritaires, ces journées sur le terrain sont très appréciables et permettent de sortir un peu du bureau pour aller au contact de notre environnement d’étude. 

Avec le recul, comment vois-tu ta formation universitaire ?

Avec le recul je suis très satisfait du master GER. Il m’a apporté de nouvelles compétences d’un point de vue thématique, notamment en ce qui concerne les risques côtiers, ainsi que des compétence plus techniques avec la prise en main d’outil permettant de traiter l’information géographique, comme les SIG. 

La formation laisse la place à de nombreux intervenants, à la fois du monde professionnel et académique, ce qui donne une vision assez large des domaines dans lesquels il est possible d’évoluer en sortie. Personnellement et au regard de ce que je peux faire au quotidien dans mon travail, le master GER apparaît réellement complémentaire avec ma formation initiale.

Mis à jour le 24 mars 2025.