Clotilde M., cartographe, Nantes Métropole
Peux-tu nous raconter ton parcours d'étude ?
Parcours classique, après l'obtention de mon baccalauréat ES en 2018. J’ai décidé de partir sur une licence en géographie et aménagement sans grands objectifs. Mon parcours universitaire a ainsi débuté à l'université Paris Diderot (aujourd'hui Paris Cité) 2019-2020, une année écourtée qui m'a presque conduit à abandonner cette voie... Cependant, plutôt que de changer totalement d'orientation, j'ai préféré poursuivre mes études dans un nouvel environnement. C'est ainsi que j'ai découvert l'IGARUN, qui correspondait en tous points à mes attentes : une bonne réputation, vie étudiante et campus agréables… Je suis donc arrivé à Nantes pour poursuivre et terminer ma licence de géographie.
Au moment de choisir un master, je voulais continuer précisément dans la cartographie, et plus particulièrement sur l'édition cartographique, découverte en troisième année de licence. Les formations spécialisées étant rares dans ce domaine, j'ai échangé avec mes professeurs et, convaincus par l'environnement de l'IGARUN dans lequel je m'épanouissais déjà, j'ai choisi d'y poursuivre un master GAED, parcours GER. Ce choix m'a permis d'approfondir mes compétences en cartographie et en géomatique, tout en élargissant ma culture géographique.
Quelle fonction occupes-tu aujourd'hui ?
Aujourd'hui, à la suite de mon stage au sein de Nantes Métropole, j'ai été recruté en tant que renfort, au sein de la Direction de la Géographie et de l'Observation, plus précisément dans l'unité des Usages Géographiques et DAO. Actuellement cartographe, je produis des cartes pour l'ensemble des directions mais je travaille surtout sur des projets qui vont dans la continuité de mon stage qui portait sur la valorisation cartographique. Par exemple, je travaille sur la refonte de plan de ville, l'ouverture d'une cartothèque interne, un projet d'atlas et j'en passe...
Qu'est-ce qui te plaît dans ce métier ?
Il y a trois aspects que j'apprécie particulièrement dans mon métier. Tout d'abord, les conditions de travail, autrement dit une grande liberté et autonomie à travers les différents projets. Ensuite, en lien avec mes aspirations professionnelles futures, c'est l'aspect « esthétique » et « graphique » de la cartographie. J'apprécie particulièrement cette liberté d'expression à travers le graphisme qui permet d'allier deux domaines que j’apprécie dans mon métier : la dimension technique du SIG, des données et le côté artistique de la cartographie d’édition. Enfin, comme beaucoup, j'aime me sentir utile. Recevoir les retours des agents et voir que mon travail est apprécié, avec un impact positif, est très gratifiant.
Avec le recul, comment vois-tu ta formation universitaire ?
De manière globale, je pourrais donner plusieurs adjectifs : enrichissante, formatrice, valorisante de par ses projets, semaines hors salle, cours, interventions… mais j’aimerais par-dessus tout dire qu’on est extrêmement bien accompagné et écouté par le corps enseignant, ce qui est pour moi essentiel dans ce type de parcours universitaire.
De plus, en observant les profils de mes camarades, je constate que nous avons tous des appétences et des postes actuels très variés, cela illustre la richesse des compétences acquises au cours du master.