Timothée B., géomaticien, Agence d’urbanisme de la région nantaise - AURAN

Peux-tu nous raconter ton parcours d'étude ?

Je suis un cas particulier du Master GER, puisqu’il s’agit pour moi d’une réorientation en toute fin de mes études. Après une première réorientation dans ma toute première année d’études supérieures, je suis passé d’une licence Maths/Info à un DUT Génie civil. J’ai poursuivi sur une licence professionnelle en énergétique du bâtiment, puis sur un Master en Environnement. C’est là que j’ai découvert le SIG, et comme je me réconciliais avec l’informatique, je me suis dit que ça me convenait bien, avec un bon équilibre entre la technique et des parties plus thématiques. J’ai eu la chance d’être accepté en Master 2 GER directement.

Quelle fonction occupes-tu aujourd'hui ?

Depuis plusieurs années, mon objectif était de travailler dans le secteur public. Je suis passé à Nantes Métropole (en stage puis CDD), puis je suis ensuite arrivé à l’agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran), qui est une association créée par les collectivités locales. L’Auran compte moins de 40 employés et on compte environ deux géomaticiens (parce que deux collègues travaillent en partie avec nous). On s’occupe de la base de données, du travail géomatique et cartographique, du support de nos collègues sur Qgis et Excel, en fonction des spécialités de chacun.

Qu'est-ce qui te plaît dans ce métier ?

Je suis allé vers le SIG parce que j’avais un attrait pour la technique, la manipulation de données et la visualisation géographique mais je voulais garder une connexion avec les sujets d’étude, pas rester uniquement sur la partie technique. C’est un véritable plus à l’agence, je suis réellement mobilisé sur les sujets sur lesquels je travaille, j’apprends beaucoup dessus et je peux vraiment en parler derrière, même si je ne suis pas aussi connaisseur que nos chargés d’études.

Au quotidien, ce qui me plait beaucoup, c’est la diversité dans mon travail. Je passe de la mise à jour d’une donnée dans ma base PostgreSQL pour laquelle j’ai dû écrire un script SQL pour la prétraiter, à la réalisation d’une carte qui doit mettre notre travail en valeur et, au milieu, j’ai une collègue qui vient me demander de la dépanner sur Qgis. En dehors des tâches, mes sujets d’étude changent beaucoup également : je travaille sur le ZAN comme sur l’immobilier de bureau, la recherche de logements ou la végétalisation de l’île de Nantes. Il faut aimer être derrière un bureau mais nos journées peuvent être très différentes.

J’apprécie aussi de travailler dans une structure ouverte à ce que je peux lui apporter, comme des scripts plus complexes pour travailler certains de nos projets ou un peu de développement web pour la mise en valeur d’études.

Avec le recul, comment vois-tu ta formation universitaire ?

Je trouve vraiment que le Master GER apporte un bon équilibre entre la partie thématique et la partie technique. Sur le côté technique uniquement, je pense qu’on a reçu de bonnes bases, qui étaient sans doute suffisantes pour les camarades qui ne souhaitaient pas se spécialiser dans le SIG. De mon côté, elles m’ont préparé pour que je puisse creuser tout ça une fois en poste : j’ai beaucoup appris depuis, mais je ne me suis jamais senti dépassé grâce à ça.

Je note aussi que l’on avait une équipe pédagogique très à l’écoute des étudiants, ce qui est plus sympathique, mais surtout permet d’être plus à l’aise pour aborder la fin de ses études supérieures.

Mis à jour le 13 mars 2025.